LA TOUR PRENDS GARDE!

ou:

Petite histoire de la tour de contrôle de Toussus-le-Noble.
(ou: un projet de rénovation qui déchaîna une tempête…)

La tour de contrôle de Toussus-le-Noble, vue par Georges Cousteau (alias “Jojo”), pilote inspecteur du service Aviation Générale d’Aéroports de Paris (vers 1985) :
Parking Toussus. Son cadre…Son accueil…Quand on sais pas, on vient pas“… L ‘un de ses croquis qui tenaient lieu souvent de comptes rendus d’inspection… (1).
Ici, il souhaitait stigmatiser la phraséologie parfois un peu trop lapidaire du contrôle aérien face à la complexité du trafic de Toussus…en l’air et … au sol!

Avertissement

           Toujours sensible à l’esprit humain qui imprègne toutes ces choses, j’estime que l’histoire de ces vieux bâtiments ne sauraient éluder celle des hommes et des femmes dont le souvenir les hantent encore. C’est pourquoi, tout en reconnaissant que mon récit aura perdu -de ce fait- un peu de sa cohérence, j’ai souhaité remettre en scène, longuement, et à plusieurs reprises, certaines de ces figures que j’ai autrefois cotoyées, souvent hautes en couleur, mais hélas aujourd’hui pour la plupart disparues.


Rappels historiques

          Origine des bâtiments

          La tour de contrôle de Toussus fut érigée vers 1945 sur le vieux bâtiment en fer à cheval qui servait de “bloc technique” : celui-ci abritait pêle-mêle la salle de maintenance radio, les services d’entretien travaux, la météorologie, et le commandement logé dans un vaste bureau situé en rez-de-chaussée surélevé.

Stèle Henry Tessier – Aeroport de Toussus le Noble

          Avant de porter notre attention sur ce bâtiment technique et son origine, consacrons quelques lignes au célèbre régiment Normandie-Niemen qui occupa le terrain et les locaux de juin 1945 à avril 1947, soit près de deux années, riches en événements et manifestations. Le commandant d’aérodrome, pour l’aviation civile, était alors Henry Tessier, représenté de profil sur une stèle érigée sur la terrasse du restaurant.

          D’après une tradition orale non vérifié, les murs de ce bureau, véritable salon qui aurait été, selon une tradition orale, celui du commandant du célèbre régiment Normandie-Niemen, étaient faits de panneaux de bois de bouleau acheminés depuis l’Oural. Chacun sait que ce régiment fut créé au début de l’année 1942 par le général de Gaulle pour engager les forces françaises sur le front russe.

          J’eus le bonheur de l’occuper pendant une quinzaine d’années, de 1982 à 1997.

          Peu après mon arrivée, ce bureau et ses belles boiseries furent “réquisitionnés” pour…le pot de départ en retraite de Michel Schiano, contrôleur aérien surnommé “Pépé” (comme le fameux Boyington).

          Sur les photos qui suivent, on voit Jean-Pierre Randuineau, chef du service “Aviation Générale” d’Aéroports de Paris, son adjoint Robert (Bob) Marschall dit “Gadget” avec ses pantalons en cuir serrés (Alsacien, ancien “malgré lui” engagé (de force) dans la Luftwaffe, il avait piloté des Folck-Wulf en 1944-45 !…

De gauche à droite: Jacques Pageix, Jacques Devaux (inspecteur auprès du directeur des opérations et de l’Escale d’ADP, le regretté Jean Belle; il serre la main de Schiano),  Un peu masqué, Roger Sablin, chef de la Maintenance Radio du service AG, Michel  Schiano “Pépé”, “Bob” (Robert) Marschall , adjoint du chef du service AG, Patrice Bralet, mon adjoint alors chef de la Circulation Aérienne, Roger Prince, chef de l’aérodrome de Guyancourt, Jean-Pierre Randuineau*, chef du service Aviation Générale.
Devaux, Sablin, moi lisant mon discours, Schiano, Marschall, Bralet, Yves (?), Prince, Randuineau (masqué),  Angel Bessière, chef du Bureau de piste, Thibaudeau, “Pierrot” Lam, agent du bureau de piste.

Une anecdote me revient en mémoire :

Lors de mon arrivée à Toussus le 6 septembre 1982, l’un de mes  contrôleurs (le plus ancien), Michel Schiano, à qui je proposais de l’accompagner dans la land rover pour l’nspection matinale qui précédait l’ouverture de la piste, me jeta une sorte de défi: “La visite pour ouvrir le terrain est à 6h00 précise”. Je lui répondis “chiche” et je le retrouvai donc à ce rendez-vous matinal, à l’heure fixé. Nous partîmes avec la Land Rover pour exécuter le parcours prévu. Mais s’abatit soudainement un brouillard à couper au couteau! C’est tout juste si l’on voyait le capot de notre véhicule! Du coup, mon Michel Schiano se perdit bel et bien et éprouva un mal fou à retrouver le parking. Il en fut sur le moment très vexé, et ce fut par la suite et pour longtemps  un sujet de plaisanterie amicales entre nous…

Pour son pot de départ en retraite, j’avais donc prêté mon bureau. Ses collègues, qui pratiquaient volontier la facétie, lui avaient préparé une petite surprise : après mon discours, on vit entrer en fanfare des filles déguisées en lapins Bunnies, avec oreilles factices et bas résilles, qui lui débitèrent un gentil compliment!…

Jacques Devaux, que l’on voit sur ces photos, était chargé de mission auprès de Jean Belle, directeur des Opérations et de l’Escale d’Aéroports de Paris, dont relevait Jean-Pierre Randuineau chef du service Aviation Générale et dont dépendait le commandant de l’aéroport de Toussus-le-Noble.

Jacques Devaux coordonnait en particulier les enquêtes-accidents et nous en fîmes quelques-unes ensemble. Il me raconta que lors du crash du DC 10 de la Turkish Airline, à Ermenonville, le 3 mars 1974, il en discerna très vite l’origine dans le défaut de verrouillage d’une trappe de la soute et “canalisa” la communication d’ADP qui s’était au début quelque peu fourvoyée sur ce point. Jacques Devaux avait vécu la bataille de France comme mittrailleur dans un Potez bimoteur. Il fut affecté plus tard au Normandie-Niemen après le retour en France de ce régiment et y fut donc présent lors du séjour de cette unité à Toussus-le-Noble.

Un dimanche matin, je reçus dans ce bureau la visite du Général Léon Cuffaut avec qui j’avais pris rendez-vous au titre de président de l’aéroclub Paul-Louis Weiller basé aux Mureaux, qui utilisait des appareils équipés de commandes manuelles pour les handicapés. Le général Cuffaut y volait toujours et y pratiquait l’instruction…Il vint en grand uniforme et je l’installai avec respect à ma table de réunion où il déploya tous ses souvenirs – documentaires et photographiques – sur le régiment Normandie-Niémen au sein duquel il avait combattu ; ce fut pour moi une matinée mémorable où ce héros de l’Union Soviétique me confia avec sa bonhomie et sa simplicité habituelle un grand nombre de détails sur l’épopée de ce prestigieux régiment… Ces souvenirs m’accompagnent aujourd’hui dans la rédaction de ce qui suit.

Jacques Devaux (à gauche) et Roger Prince échangeant leurs cartes d visites au cours d’un pot. Roger Prince fut l’avant dernier Chef de l’aérodrome de Guyancourt. Il m’avait invité chez lui rue de Satory à Versailles. Il avait été affecté pendant la guerre comme mécano au groupe de chasse 1/5 “Champagne” (celui de mon père…). À noter aussi que j’ai habité jadis à 50 mètres de chez-lui (impasse des Chevau-Légers)…

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Les événements d’après-guerre

Les escadrilles du Régiment Normandie-Niémen, commandées par le colonel Delfino, se posèrent au Bourget le 20 juin 1945, en provenance de Russie. Les pilotes avaient conservé les avions YAK 3 sur lesquels ils s’étaient battus, cadeau du camarade Staline. Delfino ayant quitté le régiment pour le commandement de la 6ème escadre, le Normandie-Niemen passa sous les ordres du Commandant Matras et de son adjoint le capitaine de la Salle qui en prendra ensuite le commandement au Maroc.

           Il était constitué de 3 escadrilles (1ère: Lnt Mahé, 2ème: Cne Risso, 3ème Cne Charras). Un an après, en avril 1946, le régiment déménagea à Toussus-le-Noble où ils occupa le “Château” et son parc, ainsi bien sûr que les installations de l’aérodrome (bâtiment technique, hangars, etc).

Le 20 juin 1946, le Normandie-Niemen participa à une fête aérienne qui eut lieu à 19 heures, peut-être pour permettre la venue de spectateurs après leur travail….

          Le lieutenant Penzini (nom de code “Pinceau”, as aux 11 victoires) sportif champion de saut à la perche), avait été pilote à la 1ere escadrille au groupe de chasse 1/5. Mon père Paul Pageix l’avait bien connu puisqu’il y fit une partie de sa carrière militaire et y exerça comme officier mécanicien du groupe jusqu’à son départ pour l’Indochine. Penzini, après avoir vécu la bataille de France, le replis au Maroc et le coastal-command, puis la reconquête jusqu’à l’Alsace, alla rejoindre le 7 février 1945 le Normandie-Niemen en Russie ; il connut donc le retour en France et l’installation à Toussus de cette prestigieuse unité.

Succédant au lieutenant Marchi qui s’était tué le 17 juillet 1946 (l’accident mortel survint alors qu’il pilotait un Stampe, car il avait embarqué un passager corpulent qui s’était crispé sur les commandes) ; suite à cela, Dominique Penzini devint le chef de la patrouille acrobatique du Normandie-Niemen qui se produisit à Toussus et sur de nombreux autres terrains. Ses coéquipiers étaient les Lieutenants Mahé et Bleton.

En Russie, Marchi avait perdu son ailier dont l’aile se brisa au cours d’un piqué à 700 Km-h, ce qui le marqua durablement.

Le Stampe SV4 sur lequel le Lnt Roger Marchi se tua à 27 ans le 17 juillet 1946 à Toussus-le-Noble.

Le carnet de vol de Dominique Penzini révèle l’activité intense de la patrouille acrobatique du NN basée à Toussus et qu’il commandait aux commandes de son Yack N°22 (curieusement, on ne mentionne pas la fête aérienne du 20 juin 1946 ci-dessus):

          Voltige en patrouille le 11 avril 1946 ;    

Défilé sur Paris le 21 ;
Meeting à Reims le 28 ;
Défilé de la Victoire au dessus de Paris le 12 mai, suivi d’un atre défilé en patouille le 15;
Acrobaties en patrouille à Toussus le 5 juin ;
Voltige à Toussus en Stampe ;
Meeting à Genève le 9 ; Présentation à Toussus le 16 ;
Meeting à Brives le 7 juillet ;
Voltige en patrouille à Toussus le 19;

Penzini

Puis une série de meetings: Villacoublay le 21 juillet, Rouen le 11 août, Chambéry le 13, Montargis le 18, Bergerac (patrie d’un autre as du 1/5: Hubert Boitelet, avec qui je fus en contact dans les années 80 à Toussus lorsqu’il était président de l’aéro club de Bergerac…) le 25, Nice le 1er septembre, Rennes le 8,  Cannes le 22, Toussus le 27 pour un “simple” séance de voltige en patrouille, Nancy le 29, Toussus le 5 octobre, Troyes le 6;  
Enfin, retour à Toussus pour des séances de voltige en patrouille les 11 octobre et 5 novembre…    

Les deux photos qui suivent ont été prises en 1946 par Jean Adam, alors opérateur radio à la tour de contrôle (1945).  Lors de mon séjour à Toussus (septembre 1982-janvier 1998), Jean Adam était adjoint au chef de la maintenance radioélectrique, Roger Sablin. Ils composaient tous les deux un tendem efficace pour diriger ce service dont la compétence, au-delà de Toussus, couvrait les terrains de Guyancourt, Saint-Cyr et Chavenay.

L’hiver 1946-1947 fut assez rude, comme le montre cette photo d’un NC 701 Martinet (Siebel 204) avion de liaison du régiment.

En avril-mai 1947, les pilotes du “Normandie” firent mouvement pour s’installer au Maroc à Rabat-Salé. Ils y furent transformés sur les bi-moteurs Mosquitos, dont les distances nécessaires au décollage auraient été d’ailleurs incompatibles avec la piste de Toussus, trop courte pour cet appareil. Le commandement confié à de La Salle (*) passa ensuite à  Léon Cuffaut.

(*): Il s’agit peut-être de Legrix de la Salle qui appartenait au GC 1/5 au Maroc en 1941.

Dominique Penzini rejoignit quant à lui Rabat en plusieurs étapes, aux commandes du monomoteur Nord 1001-96! Son périple dura du 26 avril au 22 mai 1947 : Lyon,  Nice, Ajaccio, Calvi, Bizerte, Bône, Constantine-Reghaïa, La Sénia, et Rabat-Salé. Il est vrai qu’il fut retardé 10 jours à Ajaccio par des ennuis mécaniques!

Son avion est photographié ci-dessous ; l’insigne du Normandie-Niémen est visible sur le capot moteur.

Septembre 1946: le Nord 1002 N° 26 (ancien Nord 1000) “Pingouin”utilisé par le régiment Normandie-Niémen. C’est avec cet avion que Dominique Penzini, à la fin de son séjour à Toussus, traversa la méditerranée pour rejoindre Rabat-Salé au Maroc, nouvelle base du Normandie-Niémen.
Zurich, 1937. Mon père, Paul Pageix du GC 1/5, pose devant un Messerschmitt Bf 108 « Taifun », avion de liaison allemand déjà très moderne pour l’époque (train rentrant, volets d’intrados, etc..). Plus tard, en France, et jusqu’au début des années 1970, on  trouvait encore dans les clubs et au Service de la Formation Aéroanutique des avions qui en furent dérivés, la série des Nord 1000
L’un des Mosquitos du Normandie-Niémen

Origine du bloc technique

Le bloc technique actuel était à l’origine un “aéro-hôtel”, construit entre les deux guerres ; on le distingue bien sur une photo ci-dessous prise en 1935 par le photographe aérien Roger Henrard (2). Le caractère commercial de ce bâtiment subsista d’ailleurs en partie par la suite, puisqu’on y trouve à la fois de nos jours un restaurant, “La Grande Volière”, et une boutique, “La Boutique du Pilote”. 

Il s’agit-là de la partie ouest de l’aérodrome, l’extrémité ouest des installations Farman et autres est visible à droite de cette photo.

Jean Adam, opérant sur le gonio VHF dans la vigie (photo Adam; 1946).
Photo extraite de “Chronique de la navigation aérienne” de Jean Hubert, impression ENAC, 1997, page 258 ; magnifique ouvrage dactylograpié de 349 pages illustrées.
Trois contrôleurs prenant le frais sur la passerelle de la vigie de Toussus, encore revêtue de sa livrée “Lustucru” 1946 (photo Jean Adam). Peut-être assistaient-ils à une séance de voltige de la patrouille du Normandie-Niemen?
Jean Marty, agent d’aérogare à l’accent rocailleux (originaire du Tarn), photographié en uniforme d’ADP devant le bloc technique et sa vigie, vers 1960. Son frère André était agent travaux au service DI-T-IS.

Aussitôt après la guerre, la vieille tour vécut ensuite la prise en main de l’aéroport par l’Établissement public Aéroports de Paris, qui se vit confier comme on le sait par l’ordonnance de 1946 la gestion des aéroports et aérodromes parisiens situés dans un cercle de 50 km centré sur Notre-Dame. Elle vit alors l’extension de la plate-forme, avec la construction d’une deuxième piste au nord de l’ancienne (en PSP revêtu, utillisable “à vue” seulement) et connut les écueils nés de l’environnement qui la conduisirent à renoncer aux projets initialement prévus (piste de 1450 mètres, etc). Elle assista toutefois au développement de l’aviation lègère et d’affaire et aux nombreuses manifestations organisées au cours de ces années faste, comme les salons de l’aviation légère et les meetings aériens commentés par Noetinger où s’exprimaient des champions comme le chevalier d’Orgeix, Notteghem, Biancotto ( 3).

          À cette époque, les commandants d’aérodrome (4) portaient un uniforme gris clair à boutons dorés (cf la brochure “petite histoire des commandants d’aérodromes” par Rémy Tranchant)

Comme on le voit sur les photos ci-dessus, la tour était quant à elle habillée d’un damier (rouge et blanc) qui faisait penser à une publicité pour les pâtes Lustucru.

Notes

(1): Georges Cousteau exerçait les activités de pilote inspecteur au sein du Service Aviation Générale d’ADP dirigé par Jean-Pierre Randuineau. Il travaillait avec Ronald Vianey (un arrière petit neveu du Saint curé d’Ars). Georges Cousteau, dit “Jojo”, était une personnalité attachante, car -pourtant fin pilote et champion de voltige- il ne se prenait jamais au sérieux. Néanmoins, il était très indépendant et sa hiérarchie ne cherchait plus à lui imposer quoi que ce soit. Dans les années 1982-1990 qui le virent officier en région parisienne, il se “contentait” souvent de rendre en lieu et place des rapports écrits, que sa hiérarchie était en droit d’attendre de lui, des dessins bien “sentis” sur telle ou telle situation qui l’avait heurtée au cours de ses vols de contrôle.

Je l’ai connu en été 1968 au centre de vol à moteur du Service de la Formation Aéronautique (SFA) sur l’aérodrome de Carcassonne-Salvaza ou il nous suffisait de lever nos yeux au ciel pour le voir exécuter toutes les figures de voltige immaginable ou non… Il me fit faire, comme à tous mes condisciples de ma promo d’Orly ( ITNA 67) le vol dit d’accoutumance sur le Zlin 326 sur lequel nous étions appelés à passer notre brevet : il consistait en un “survol” de la cité de Carcassonne sur le dos, entre les deux remparts…Son père était moniteur du SFA à Castelnaudary et m’a également fait voler en 1968/69 en cours de 2e année d’ENAC à Toulouse. “Monsieur Pageix, me disait-il lorsque je lui faisais remarquer que j’évitais le survol d’une agglomérations, il vaut mieux vivre dans l’illégalité que mourir dans la légalité!”…

Un petit mémorendum en souvenir de Georges Cousteau est actuellement en cours de rédaction.

(2): Roger Henrard (1900-1975): pilote de tourisme, directeur des établissements Jules Richard à Paris, fabriquant des appareils photographiques stéréoscopiques et des enregistreurs pour la météo (j’en possède un offert par mon ami Pradério, chef de la station de Trappes)  photographe aérien d’entre les deux guerre, dont on possède un fonds important de photos aériennes dont je possède quelques tirage et notamment cette fameuse photo de Toussus. Il fit aussi des photos d’archéologie aérienne et écrivit ses souvenirs sous les titres “Un enragé du ciel”, “Paris vu du ciel”, etc

(3): Voici le programme de l’un de ces rassemblements festifs établi pour la “kermesse aérienne” de 1954. L’édito de Monieur Clément Harel, Secrétaire Général de la Fédération Nationale Aéronautique précisait:

 “La tradition est maintenant établie. Tous les deux ans à Toussus, les Aéro-Clubs présentent à leurs sympathisants les meilleures machines, les meilleurs pilotes et parachutistes. Cette année, la FNA a voulu offrir mieux encore avec le Championnat de France de Voltige Aérienne“.

Ces manifestations disparurent à Toussus dans les années 70, au profit du salon d’Aviation Générale de Cannes.

(4): Le premier commandant d’aérodrome de l’après-guerre fut Henry Tessier, (de 1946 à 1957), dont le buste figure sur une stèle érigée sur la terrasse du restaurant “La Volière”. Les autres furent Fernand Bouchard (1957-1968), puis Michel Roy, décédé en 1971 en service, puis son adjoint Roger Baud (1970-1978). Celui-ci, qui vécut très mal les déboires de “son” aérodrome, demanda sa nomination de commandant de l’aérodrome de Valence-Chabeuil, où je fis sa connaissance en 1980 lors d’une escale forcée par une météo dégradée rencontrée dans la vallée du Rhône : il m’accueillit avec beaucoup de sympathie. Notons que ses récits un peu désabusés ne me firent par renoncer deux ans plus tard à me faire affecter à Toussus-le-Noble… 

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                                                                               (fin 1ère partie)

                                                           Jacques Pageix septembre 2020